Parmi les habitants de Loos.
21
J'ai vu les habitants de Ruth, qui étaient venus pour le commerce et séjournaient au bord du fleuve Ityr. Je n'avais jamais vu des gens aussi bien proportionnés. Ils ressemblaient à des palmiers dattiers. Leurs cheveux étaient clairs et leur peau était rougeâtre. Ni les hommes ni les femmes ne portaient de tunique ou de qamis, mais les hommes enveloppaient un côté de leur corps dans un simple tissu, laissant le bras découvert. Chacun d'eux portait une hache, une épée et un couteau, et aucun ne se séparait de ces armes.
Transcription Notes de traduction Sans porter de courte veste ni de qaftan On distingue deux types de vêtements. Le terme « qaftan » est utilisé pour désigner une longue tunique. La description selon laquelle il porte un vêtement sur un seul côté et laisse son bras découvert se réfère à un homme. Dans l'édition imprimée, les mots correspondant à "l'homme porte" sont ajoutés entre crochets.
Leurs épées étaient des lames franques, larges et rainurées. Chacune était décorée de motifs verts représentant du bois ou d'autres figures, s'étendant de la pointe à la garde.
Transcription Notes de traduction Du bout des ongles jusqu'au cou Pour le terme du livre qui correspond à "bout des ongles", j'ai ajouté des crochets pour indiquer une correction. Conformément à la lecture "arbre vert ou motif", je n'ai pas inclus les techniques spécifiques de décoration ni leur signification religieuse. J'ai traduit l'évaluation des caractéristiques physiques comme étant l'impression que l'auteur a eue.
Les femmes portaient chacune un petit récipient fixé à leur poitrine. Ces récipients étaient faits de fer, d'argent, de cuivre ou d'or, et leur matériau dépendait de la richesse du mari. Chaque récipient était muni d'une boucle à laquelle était attachée une petite lame, qui était également fixée à la poitrine. Elles portaient également des colliers en or ou en argent autour du cou. Lorsqu'un homme possédait mille dirhams, il faisait fabriquer un collier pour sa femme. S'il en avait deux mille, il lui en faisait faire deux. Ainsi, chaque fois que la richesse augmentait de mille dirhams, une nouvelle bague était ajoutée au collier de l'épouse. Par conséquent, une même femme pouvait porter plusieurs colliers autour du cou.
Transcription Notes de traduction Il portait un petit récipient sur sa poitrine. J'ai traduit le mot حقةdu texte original comme « petit récipient ». Sa forme et son usage ne sont pas précisés. La relation entre ce récipient, l'anneau et la petite lame n'est pas davantage décrite dans le texte que dans la version publiée.
L'ornement qu'ils chérissaient par-dessus tout était une sphère verte en céramique, qui se trouvait sur le bateau. Ils désiraient beaucoup cet objet et l'achetaient au prix d'un seul dirham par pièce, puis ils le passaient avec un fil autour du cou de leurs femmes.
Transcription Notes de traduction Bille verte en céramique présente sur le bateau Traduction provisoire qui conserve la formulation originale du texte imprimé, الخزف الذي يكون على السفن, comme description des matériaux et du lieu. Il existe une incertitude quant au nom du matériau et à la lecture de "bateau", et aucune substitution par du verre ou explication de l'itinéraire de distribution n'a été effectuée. Le prix d'un dirham par bille est conservé tel quel dans le texte original.
Ils étaient parmi les créatures les plus sales que Dieu ait faites. Ils ne se lavaient pas après avoir fait leurs besoins, et même lorsqu'une grande impureté rituelle se produisait, ils ne se baignaient pas tout le corps, et ils ne se lavaient pas les mains après avoir mangé. Ils étaient comme des ânes égarés. Ils sont venus de leur propre pays et ont accosté leurs bateaux à Ityr. Ityr est une grande rivière, et ils y ont construit de grandes maisons en bois sur ses rives.
Transcription Notes de traduction Parmi les choses que Dieu a créées, c'était la plus impure. Il s'agit d'une expression qui conserve l'appréciation forte de l'auteur concernant la pureté, y compris la comparaison avec l'âne mentionnée juste après. Ce n'est pas une évaluation faite par le traducteur pour des groupes contemporains. L'expression "grande impureté rituelle" est une traduction d'un terme qui désigne un état lié aux règles de pureté impliquant des actes tels que les rapports sexuels, et ne doit pas être confondue avec l'hygiène médicale.
Une maison, et dix ou vingt personnes, voire moins ou plus, se rassemblaient, avec un lit pour chaque personne. Avec eux, il y avait de belles esclaves destinées à être vendues aux marchands. L'homme s'occupait sexuellement de son propre esclave, tandis que ses compagnons regardaient. Parfois, plusieurs d'entre eux faisaient la même chose devant les yeux des autres. Il arrivait qu'un marchand entrasse pour acheter une esclave parmi le groupe, et se retrouve à voir l'homme s'occuper sexuellement d'elle. Malgré cela, l'homme ne la quittait pas tant qu'il n'avait pas satisfait ses désirs.
Transcription Notes de traduction De belles esclaves destinées à être vendues aux marchands Traduction du titre de l'édition originale, الجواري الروقة للتجار, en tenant compte du contexte des transactions. Il s'agit de femmes qui étaient l'objet d'une vente et il ne s'agit pas de relations consenties. Le nombre et l'âge n'apparaissent pas dans le texte original, donc ils n'ont pas été ajoutés.
Ils se lavaient toujours le visage et les cheveux chaque jour, mais ils utilisaient une eau extrêmement sale et insalubre. En effet, chaque matin, une esclave féminine remplissait de grands pots d'eau et les apportait au maître. Le maître utilisait cette eau pour se laver les mains et le visage, puis lavait ses cheveux et passait un peigne dans l'eau. Ensuite, il soufflait son nez et crachait dans l'eau. Tout ce qui était sale y entrait. Une fois que la tâche nécessaire était accomplie, l'esclave féminine transportait le pot à la personne suivante. Cette personne faisait exactement la même chose que les autres. L'esclave féminine continuait de transporter le pot d'une personne à l'autre, en faisant le tour de toute la maison. Chaque personne soufflait son nez et crachait dans l'eau, puis se lavait le visage et les cheveux.
Transcription Notes de traduction 家の中の全員に回した J'ai conservé la description originale selon laquelle le même récipient était passé d'une personne à l'autre. Je n'ai pas ajouté d'informations sur les éventuels changements d'eau ou l'apparition de maladies, car elles ne figurent pas dans le texte original. L'expression "forte évaluation" fait référence à la manière dont l'auteur décrit la saleté. Certaines phrases concernant le lavage des cheveux, les actions considérées comme sales et le mot correspondant à "parmi eux" à la fin contiennent des ajouts de la version imprimée.
Lorsque le bateau atteignit ce lieu d'escale, chacun partit avec du pain, de la viande, des oignons, du lait et des navets, se dirigeant vers un endroit où se dressait un long arbre dont l'écorce ressemblait au visage humain. Autour de cet arbre, il y avait de petites statues, et derrière ces statues, de longs arbres étaient plantés dans le sol. L'homme s'approcha de la grande statue et s'inclina. Ensuite, il dit : "Seigneur, je viens d'un pays lointain. J'ai apporté un certain nombre d'esclaves féminines, un certain nombre de peaux de croten." Il énuméra ainsi tous les biens qu'il avait apportés. Puis, il dit : "J'ai apporté ces cadeaux à vous", et plaça ce qu'il avait apporté devant la statue de l'arbre. Et il fit cette requête : "Accordez-moi des marchands qui possèdent beaucoup de dinars et de dirhams, afin que je puisse vendre tout ce que je souhaite et trouver des marchands qui ne contredisent pas mes paroles." Ensuite, il partit.
Transcription Notes de traduction Nabîs Transcription du nom de la boisson dans le texte original. Ici, les ingrédients et la méthode de fabrication ne sont pas précisés. Il a été conservé distinctement des offrandes de pain, de viande, d'oignons et de lait. Le nombre de femmes esclaves est tel, le nombre de peaux de croten est tel. Le texte original n'indique pas non plus de quantités précises, mais utilise une expression pour indiquer les quantités. Les chiffres ne sont pas ajoutés. L'interpellation "Seigneur" s'adresse à la grande statue mentionnée précédemment. La divinité et l'identité avec d'autres dieux des autres religions ne sont pas supposées.
Il était difficile de vendre ces objets, et lorsque le temps s'allongeait, je revenais avec des cadeaux deux ou trois fois. Même si cela ne donnait pas les résultats escomptés, j'apportais des cadeaux pour chaque petite statue, en espérant qu'elles intercédent. Je disais : "Ce sont les femmes, les filles et les fils de nos dieux." L'homme se rendait d'une statue à l'autre, implorant, demandant une intervention, s'inclinant devant elles et suppliant sans cesse. Finalement, il arrivait que ses affaires marchent et que des objets soient vendus. Alors, il disait : "Le dieu a exaucé mes vœux. Je dois rendre hommage." Il tuait alors quelques moutons ou vaches, donnait une partie de la viande aux pauvres et transportait le reste devant la grande statue en bois et les petites statues qui l'entouraient. Les têtes des vaches et des moutons étaient accrochées à un arbre planté au sol. La nuit, les chiens venaient et mangeaient tout cela. L'homme disait alors : "Le dieu est satisfait de moi et a accepté mes offrandes."
Transcription Notes de traduction 取り次ぎを願った Traduit comme une description demandant à une petite statue d'intercéder auprès d'une grande image. L'explication concernant la femme, la fille et le fils est un discours de marchand. La phrase originale indique que c'est le chien qui a mangé, tandis que l'interprétation du marchand affirme que c'est le maître qui a mangé. Les noms divins n'ont pas été ajoutés. Certaines parties des mots correspondant à "devant" la statue en bois ont été ajoutées dans les éditions imprimées.
Lorsqu'une personne tombait malade, les membres du groupe installaient une tente à l'écart et y plaçaient la personne. Ils mettaient un peu de pain et d'eau à l'intérieur, mais ne s'approchaient pas et ne parlaient pas à la personne malade. De plus, ils ne prenaient absolument aucun soin de la personne pendant qu'elle était malade, surtout si elle était faible ou une esclave. Une fois guérie et debout, la personne retournait auprès du groupe. Si elle mourait, on l'incendiait. Cependant, si c'était une esclave, on la laissait là où elle était, et on la laissait être mangée par les chiens ou les oiseaux de proie.
Transcription Notes de traduction Pour les personnes faibles ou, encore plus, pour les esclaves. ضعيفاًest traduit par « faible » en tant que personne vulnérable, sans être limité à la pauvreté, au statut social ou à la force physique. On a distingué le traitement général des malades et la condition consistant à abandonner les esclaves décédés. Les phrases concernant l'installation de tentes, le manque de soins et la phrase « tirer » ont été ajoutées dans certaines éditions imprimées.
Lorsque l'on capturait des voleurs ou des bandits, on les amenait vers un endroit où se trouvait un arbre épais, on leur attachait une corde solide autour du cou et on les pendait à cet arbre. On les laissait suspendus pendant longtemps, exposés aux intempéries jusqu'à ce que leurs corps se désintègrent.
22
J'ai entendu dire qu'ils faisaient beaucoup de choses lors des décès des chefs, et que les brûler était la chose la moins grave. Je voulais vérifier cela par moi-même, alors j'ai appris qu'un homme important parmi eux était mort. Ils ont placé le corps dans une tombe et l'ont recouvert d'une toiture. Ils l'ont laissé ainsi pendant dix jours, jusqu'à ce que les vêtements soient coupés et cousus.
Si l'homme était pauvre, il construisait un petit bateau, y plaçait le corps et incendiait le bateau. Si l'homme était riche, il rassemblait ses biens et les divisait en trois parties. Un tiers était destiné à la famille, un tiers servait à confectionner les vêtements du défunt, et le reste était utilisé pour fabriquer des navettes. Ces navettes étaient destinées à être consommées par les esclaves féminines du défunt, qui se suicideraient elles-mêmes le jour où elles seraient brûlées avec leur maître.
표기 訳注 三つに分けた La division de la propriété en trois parties, ainsi que le maintien d'un tiers pour la famille, les vêtements et Nabis. L'édition imprimée a corrigé certains caractères liés à la répartition des vêtements et des boissons. Les dix jours mentionnés dans le premier paragraphe sont une période pendant laquelle le corps est placé dans un tombeau et où l'on prépare les vêtements, ce qui ne signifie pas que l'ensemble du processus funéraire dure seulement dix jours. 死者の女奴隷が自ら命を絶ち Cette expression a été conservée telle qu'elle apparaît dans le texte original. Cela ne signifie pas que la personne avait exprimé sa volonté de mourir, et il est nécessaire de séparer cette phrase du récit des rituels qui suivent. Concernant les coutumes de mort des "長たち", l'introduction se base sur ce dont l'auteur a entendu parler, et doit être distinguée des scènes que l'auteur a effectivement observées.
Ils étaient obsédés par le navis, et ils en buvaient jour et nuit. Certains mouraient avec une coupe à la main. Lorsque Chang est mort, sa famille a interrogé les esclaves féminins et masculins : « Parmi vous, qui mourra avec cette personne ? » Une personne a répondu : « Moi ». Pour cette personne, cela devenait un devoir, et elle n'était jamais autorisée à revenir sur sa décision. Même si elle voulait arrêter, on ne lui permettait pas de le faire. La plupart des personnes qui acceptaient étaient des esclaves féminines.
Transcription Notes de traduction Jamais autorisé à être révoqué Après la proposition, le texte original stipule qu'elle ne peut pas être annulée même si la personne le souhaite. Elle n'est pas considérée comme un consentement libre et continu. L'évaluation initiale de Navis est également une description de l'auteur, et aucun diagnostic tel que celui d'une dépendance n'a été mentionné.
Lorsque l'homme dont je parlais précédemment est mort, ses esclaves féminines ont été interrogées sur « qui allait mourir avec lui ». L'une d'elles a répondu : « Moi ». Deux autres esclaves féminines ont alors été assignées pour la surveiller et l'accompagner partout où elle allait. Parfois, elles lavaient même ses pieds de leurs propres mains. Pendant ce temps, les gens s'affairaient aux préparatifs funéraires, découpant ses vêtements et arrangeant tout le nécessaire. Entre-temps, l'esclave féminine buvait, chantait et affichait une apparence joyeuse et radieuse chaque jour.
Transcription Notes de traduction Deux esclaves féminines ont été assignées pour la surveiller. On distingue une femme demandée et deux personnes qui l'accompagnent. "Une apparence joyeuse et radieuse" est une traduction de la description de l'auteur, et ne signifie pas que les sentiments intérieurs ou le libre arbitre de la personne concernée ont été vérifiés indépendamment. L'interdiction de rétractation mentionnée précédemment est maintenue.
Le jour où les esclaves, hommes et femmes, étaient brûlés, je suis allée vers la rivière où se trouvait le bateau. Le bateau avait déjà été hissé sur terre, et quatre supports en bois de hazank avaient été construits. Il y avait également une grande structure en bois autour du bateau. Le bateau a été tiré et placé sur cette structure. Les gens passaient et parlaient dans une langue que je ne comprenais pas. À ce moment-là, les morts étaient encore dans la tombe et n'avaient pas été sortis.
Transcription Notes de traduction Hazanku Transcription provisoire du nom du bois utilisé dans l'édition originale, الخذنك. L'espèce d'arbre actuelle n'a pas été identifiée. "Quatre supports" et "grande structure en bois" sont des traductions provisoires de la structure mentionnée dans le texte original ; il ne s'agit pas d'une reconstitution précise de sa forme, de ses dimensions ou de son agencement. Les phrases indiquant que l'auteur ne comprend pas le langage parlé et que les morts sont encore dans leurs tombes contiennent des ajouts provenant de l'édition originale.
Ensuite, on a transporté le lit et on l'a placé sur le bateau, puis on l'a recouvert de tapis en brocart et de coussins. Ensuite, une vieille femme appelée « l'ange de la mort » est venue et a étendu les tapis mentionnés précédemment sur le lit. C'est elle qui supervisait les travaux de couture et les préparatifs, et c'était aussi à elle qu'il revenait de tuer les esclaves féminines.
Transcription Notes de traduction Tapis et coussin faits de brocart. Traduction provisoire qui maintient la distinction entre le tissu et les articles de literie dans le texte original. Le terme "room" est utilisé conformément à la description du livre publié, sans préciser l'atelier ou l'origine géographique exacte. Des ajouts ont été effectués dans le livre publié pour les vers concernant le navire, le tapis et le mot qui qualifie le coussin. La vieille femme appelée "ange de la mort". Ici, nous avons traduit ce terme comme un nom que les gens donnaient à la vieille femme. Il ne s'agit pas d'une affirmation sur l'existence d'une entité surnaturelle ou son identification avec une divinité particulière. Les expressions "couture et préparation" sont conservées pour décrire le rôle de la vieille femme, sans détailler les étapes spécifiques. Des ajouts ont également été effectués dans le livre publié pour la phrase qui introduit la vieille femme.
J'ai vu une femme qui était une vieille dame pleine de vitalité, avec un corps grand et un visage au regard sévère.
Transcription Notes de traduction Jeune vieille femme La description dans le texte original suscite des interprétations divergentes quant à sa lecture et son sens. Il s'agit d'une traduction provisoire qui suit l'interprétation combinant jeunesse et vieillesse, et ne vise pas à reconstituer précisément le degré de jeunesse ou l'apparence physique. Certaines personnes la décrivent comme une femme pratiquant la magie, mais cela n'est pas confirmé ici.
Les gens, lorsqu'ils se rendaient à sa tombe, déplaçaient la terre qui recouvrait le bois et enlevaient ce bois pour sortir son corps, qu'il portait encore de la ceinture qu'il avait au moment de sa mort. En regardant, on voyait que sa peau était devenue noire à cause du froid de cette région. Dans la tombe, avec lui, il y avait des dattes, des fruits et un tambour, et tout cela a été enlevé également. Le corps ne dégageait aucune odeur, et à part la couleur, rien n'avait changé.
Transcription Notes de traduction タンブール Transcription du nom de l'instrument dans le texte original. La forme exacte et le nombre de cordes ne sont pas précisés dans le texte, donc je n'ai rien ajouté. À cause du froid de ce lieu, il était devenu noir J'ai conservé la description de l'auteur qui indique qu'il a vu cela et relie cette observation au froid. Je n'ai pas transformé ceci en une explication médicale moderne concernant les changements post-mortem. "Il ne s'était rien d'autre que la couleur" est interprété comme une observation de l'auteur.
Les gens le vêtirent d'un sarouel, d'une tunique, de chaussures en cuir, d'une courte veste et d'une riche caftan ornée de boutons dorés. Ils lui placèrent sur la tête un chapeau brodé avec une fourrure de chottan. Ensuite, ils le portèrent et l'installèrent dans une tente circulaire située sur le pont du bateau. On le fit asseoir sur un tapis et on utilisa un dossier pour soutenir son dos. Des nabîz et des fruits, ainsi que des herbes aromatiques, furent apportés et placés à côté de lui.
Description Notes de traduction Sarouel, pantalon, chaussures en cuir, veste courte La liste des vêtements a été conservée telle quelle. Les termes "sarouel" et "pantalon" sont déjà définis. Les détails concernant la longueur ou la confection n'ont pas été reconstitués. La "veste courte" et le "kaftan" ont également été maintenus comme des articles distincts. Chapeau brodé orné de fourrure de choucas Traduction conforme aux adjectifs originaux indiquant les matériaux, "brodé" et "fourrure". La forme spécifique du chapeau ou l'endroit où la fourrure a été appliquée ne sont pas mentionnés.
Apportez du pain, de la viande et des oignons, et placez-les devant lui. Apportez un chien, coupez-le en deux, et jetez les morceaux dans le bateau. Ensuite, apportez toutes ses armes et placez-les à côté de lui. Puis, amenez deux animaux de selle, faites-les courir jusqu'à ce qu'ils soient couverts de sueur, puis déchiquetez-les avec une épée et jetez la viande dans le bateau.
Transcription Notes de traduction Deux animaux de selle Le texte original ne précise pas l'espèce animale, donc il n'est pas certain qu'il s'agisse de chevaux. J'ai conservé le nombre "deux", le fait de les faire courir jusqu'à ce qu'ils soient épuisés, et la séquence des actions : découper la viande avec une épée et la jeter dans le bateau.
Ensuite, on a amené deux vaches, et on les a découpées avant de les jeter dans le bateau. On a également attrapé un coq et une poule, qu'on a tués et jetés dans le bateau.
La femme esclave qui souhaitait être tuée se déplaçait de-ci en de-là et entrait une par une dans les tentes des gens. Le propriétaire de la tente avait des relations avec elle, puis dit : « Dis à ton maître que j'ai fait cela par amour pour toi. »
Transcription Notes de traduction La femme esclave qui souhaitait être tuée J'ai conservé l'expression indiquant le désir dans le texte original. Cependant, la phrase précédente impose une contrainte selon laquelle l'offre ne peut pas être retirée. Je ne considère que cette appellation comme une preuve de consentement libre et continu. L'expression indiquant qu'elle allait mourir contient des ajouts provenant d'éditions ultérieures. Ton amour J'ai conservé le pronom personnel du texte original. Il existe plusieurs interprétations quant à qui désigne ce "toi" dans cette déclaration, et j'ai choisi de ne pas préciser si c'est un hommage au défunt ou une émotion envers une femme, selon mon propre jugement. J'ai précisé qu'il s'agissait d'une déclaration du propriétaire de la tente.
Vendredi, à l'heure d'Asur, les gens amenaient les esclaves féminines vers un endroit construit comme un cadre de porte. Elle plaçait ses deux pieds dans la paume des mains des hommes et regardait par-dessus le cadre, prononçant quelques mots. Les gens la déposaient, puis la relèvaient une deuxième fois. Elle faisait exactement ce qu'elle avait fait la première fois. Ensuite, ils la redéposèrent et la relevèrent pour la troisième fois, et elle fit à nouveau la même chose que les deux fois précédentes. Ensuite, on lui donna un poulet. Elle coupa sa tête et jeta la tête. Les gens prirent le poulet et le jetèrent dans le bateau.
Transcription Notes de traduction L'heure d'Asul Nom donné à l'heure correspondant aux prières de l'après-midi. Elle n'a pas été convertie en heure locale précise. Ce qui a été fabriqué pour ressembler à un cadre de porte J'ai conservé la métaphore originale et je ne l'ai pas interprétée comme une véritable porte d'une maison ou un autel de forme spécifique. J'ai conservé les répétitions, les mots prononcés par l'esclave féminine, le geste de descente et l'ordre dans lequel les poulets sont manipulés. Le contenu des paroles à cet endroit n'est pas encore expliqué ici.
J'ai demandé à un interprète de me parler des gestes qu'elle faisait. Il a répondu :
Transcription Notes de traduction J'ai demandé à l'interprète. Les trois déclarations suivantes sont distinguées comme les explications que l'auteur a entendues par le biais d'un interprète. Elles n'ont pas été transformées en une narration où l'auteur comprend directement les mots de l'esclave.
« La première fois qu'elle a été soulevée, elle a dit : « Regardez, je vois papa et maman. »
La deuxième fois, elle a dit : « Regardez, je vois tous mes parents décédés qui sont assis là. »
La troisième fois, elle a dit : « Regardez, je vois mon mari assis au paradis. Le paradis est magnifique et rempli de verdure. Il y a des hommes et des garçons à côté de lui. Il m'appelle. Veuillez me conduire vers lui. »»
Transcription Notes de traduction Je vois mon maître assis dans le paradis. Traduit comme une déclaration d'une esclave, transmise par un interprète. Cela ne signifie pas que le traducteur a confirmé l'existence du monde après la mort. Les descriptions des parents et de la famille, du paradis, ainsi que les demandes d'appel et de déplacement, contiennent des caractères tirés d'éditions ultérieures basées sur des citations postérieures.
Les gens se sont précipités pour l'emmener vers le bateau. Elle a enlevé les deux bracelets qu'elle portait et les a donnés à la femme appelée "l'ange de la mort", qui allait la tuer. De même, elle a enlevé les deux anneaux aux pieds et les a donnés aux deux esclaves féminines qui lui servaient. Ces deux femmes étaient les filles de celle connue sous le nom d'"ange de la mort".
Transcription Notes de traduction Deux bracelets On a distingué le fait de donner deux bracelets à une femme, et le fait de donner deux anneaux aux pieds à deux esclaves. Les matériaux et les détails spécifiques de chaque objet qui ne sont pas mentionnés dans le texte n'ont pas été ajoutés. Des filles La relation entre les deux servantes et la mère est basée sur la description des éditions ultérieures, complétée par des citations postérieures. Il ne s'agit pas d'une relation déterminée uniquement à partir du manuscrit original. "L'ange de la mort" continue d'être utilisé comme nom féminin.
Ensuite, les gens la montèrent sur un bateau, mais elle ne fut pas encore autorisée à entrer dans la tente. Des hommes armés de boucliers et de lances arrivèrent. On lui remit une coupe remplie de nabis. Elle chanta vers cette coupe et but le vin qu'elle contenait. L'interprète me dit : "Elle fait ainsi ses adieux à ses amies." Lorsqu'une autre coupe fut présentée, elle la prit et continua à chanter pendant longtemps. Une vieille femme l'incita à boire et à entrer dans la tente où se trouvait son mari. Je vis qu'elle devenait confuse et essayait d'entrer dans la tente.
Transcription Notes de traduction En train de dire au revoir à ses amies. Traduit comme une explication que l'interprète a donnée à l'auteur concernant les chants et la consommation d'alcool. Les statuts de toutes les femmes, ainsi que les sentiments des personnes concernées, n'ont pas été modifiés pour être plus précis. Avec un air vague. Traduit en utilisant le vocabulaire décrivant l'état dans le texte original. Le degré d'intoxication, les diagnostics médicaux ou les états d'esprit personnels ne sont pas mentionnés. Les actions de la vieille femme qui tousse, se tient la tête et est placée sous une tente ont également été conservées séparément.
Elle a mis sa tête entre la tente et le bateau. Alors, une vieille femme lui a attrapé la tête, l'a tirée à l'intérieur de la tente, et elle est entrée avec elle.
Transcription Notes de traduction 天幕と船の間に頭を入れた Traduction conforme à la relation spatiale des éditions imprimées, sans restauration de la forme de l'entrée ni de la disposition des installations sur le navire. Les mots "天幕へ" et "頭" comportent des ajouts dans les éditions imprimées.
Les hommes ont commencé à frapper le bois avec des boucliers. C'était pour ne pas entendre ses cris. Ils voulaient empêcher les autres femmes esclaves d'être terrifiées par sa voix et de ne plus vouloir mourir avec leur maître.
Transcription Notes de traduction Les hommes ont commencé à frapper le bois avec des boucliers. L'objectif original, qui est de ne pas faire entendre les cris et d'éviter que les autres femmes esclaves ne soient effrayées, a été conservé. Il ne s'agit pas d'une affirmation directe du fait que l'auteur ou le traducteur ont vérifié la psychologie de toutes ces personnes. Les phrases qui décrivent cet objectif contiennent des ajouts dans certaines éditions publiées.
Ensuite, six hommes entrèrent dans la tente et chacun eut des relations avec une esclave. Ensuite, elle fut placée sur le côté de son maître, et deux personnes pressèrent ses pieds tandis que deux autres pressaient ses mains. Une vieille femme, appelée "l'ange de la mort", croisa une corde autour de son cou et la donna à deux hommes pour qu'ils tirent. La vieille femme s'approcha avec un poignard à large lame et le planta entre ses côtes, changeant de position à chaque fois. Pendant ce temps, les deux hommes continuaient de serrer sa nuque avec la corde, jusqu'à ce qu'elle mourût.
Transcription Notes de traduction Tout le monde a eu des relations avec des esclaves féminines. La description des actions du personnage principal est conservée, sans ajouter de détails physiques. S'éloignant des interdictions et des situations de meurtre mentionnées précédemment, il n'est pas traité comme s'il y avait un consentement libre. Le verbe utilisé pour décrire cette action a également été ajouté dans l'édition originale. Entrelacer les cordes et les attacher. Traduction conforme à la description ajoutée dans l'édition originale. Il ne s'agit pas d'une reconstitution visuelle de la manière dont les cordes sont enroulées. La description des actions impliquant un poignard et des cordes contient également des passages qui ont été ajoutés par des citations ultérieures.
Ensuite, la personne la plus proche du défunt est arrivée. Il a pris un morceau de bois et l'a mis à feu. Puis, nu, il s'est retourné vers le bateau, face aux gens, et a reculé. Il tenait une bûche enflammée d'une main, et de l'autre, il se couvrait les fesses. Ainsi, il a allumé le bois qui était empilé sous le bateau. Après cela, la femme esclave assassinée a été placée près du maître.
Description Notes de traduction La personne la plus proche du défunt Le texte original mentionne le degré de proximité avec le défunt. Il ne précise pas les relations spécifiques ou l'ordre de succession. Certaines phrases introduisant ce personnage ont été ajoutées dans les éditions imprimées. L'autre main était placée sur ses fesses Elle conserve la description des actions présentes dans les éditions imprimées, à savoir qu'elle marchait à reculons nue et tenait un morceau de bois en feu d'une seule main. Les raisons religieuses de cette posture ne sont pas mentionnées dans le texte original, donc elles n'ont pas été ajoutées. Certaines phrases décrivant l'orientation du visage diffèrent entre les éditions imprimées et les sources citées.
Ensuite, les gens ont apporté du bois et des bûches. Chacun tenait un petit morceau de bois allumé à son extrémité, qu'il jetait sur le tas de bois. Le feu s'est propagé aux bûches, puis au bateau, et enfin à la tente. Les hommes et les femmes esclaves, ainsi que tout ce qui se trouvait là, ont brûlé. Ensuite, un vent terrible s'est levé, intensifiant les flammes, et le feu a continué de brûler avec violence.
Transcription Notes de traduction Ensuite, vers le bateau, puis vers la tente L'ordre dans lequel le feu se propage, tel que décrit dans les éditions imprimées, est conservé. Certaines phrases, telles que celles qui mentionnent le passage du feu au bateau et à la tente, ou celle qui parle d'un grand vent, contiennent des caractères provenant de documents cités pour compléter l'édition imprimée. Le feu brûlait avec ferveur Cette phrase se limite à décrire l'intensité du feu et ne fait pas référence au temps nécessaire pour qu'il s'éteigne, ni aux explications religieuses des personnages concernant le vent.
Un homme de la tribu des Ruth était assis près de moi. J'ai entendu l'homme s'adresser à mon interprète, qui était avec moi. Je lui ai demandé ce que l'homme avait dit. L'interprète a répondu : "Cet homme a dit : 'Vous, les Arabes, êtes stupides.'"
Transcription Notes de traduction Vous, les Arabes, êtes stupides. C'est l'évaluation d'un homme ruthéen, transmise par un interprète. Il ne s'agit pas d'une évaluation ethnique objective formulée par l'auteur ou le traducteur.
J'ai demandé : "Pourquoi ?" Alors, l'homme a répondu : "Vous laissez les personnes que vous aimez le plus et qui sont les plus importantes pour vous dans la terre. La terre, les insectes et les vers mangent cette personne. Mais nous, nous brûlons la personne en un instant. Et ainsi, cette personne entre immédiatement au paradis."
Transcription Notes de traduction なぜですか Il peut y avoir des insertions estimées par le correcteur dans les mots qui indiquent une question. J'ai traduit en suivant le déroulement de la conversation dans l'édition imprimée, mais je n'ai pas confirmé que ce mot était certain uniquement à partir du manuscrit original ou des documents cités. その場ですぐに楽園へ入る Traduit comme une explication religieuse concernant la crémation, prononcée par l'homme. Cela ne signifie pas que les événements après la mort ont été confirmés par l'auteur ou le traducteur. Il y a également des insertions provenant de documents cités dans cette phrase, présentes dans l'édition imprimée.
Ensuite, l'homme a beaucoup ri. Je lui ai demandé pourquoi. L'homme a dit : "Son maître l'aime, alors il a envoyé le vent pour le prendre. Le vent va le transporter en une heure."
Transcription Notes de traduction 彼の主が彼を愛している Explication religieuse d'un homme qui parle du mort et de son maître, où la cause du vent n'est pas déterminée par le traducteur. Les versets où l'homme rit et ceux où le vent emmène le mort contiennent des ajouts présents dans les éditions imprimées.
En réalité, moins d'une heure s'était écoulée quand le bateau, les bûches, les esclaves féminines et le maître étaient tous devenus de la fine cendre.
Transcription Notes de traduction Moins d'une heure Cette durée est basée sur le récit de l'auteur et ne correspond pas nécessairement à une mesure réelle effectuée avec une horloge. Elle distingue "une heure" mentionnée par l'homme et les descriptions temporelles ultérieures faites par l'auteur.
Ensuite, les gens ont construit un monticule en forme de colline à l'endroit où se trouvait le bateau. Le bateau avait été remonté du fleuve avant cela. Au centre du monticule, ils ont planté une grande pièce de bois provenant d'un arbre appelé hazanq, et sur ce morceau de bois, ils ont inscrit les noms des défunts ainsi que le nom du roi Ruth. Ensuite, les gens sont partis.
Transcription Notes de traduction Grand morceau de bois de Hazank La transcription utilisée dans cette édition diffère de celle du nom du bois mentionné précédemment. Nous nous conformons ici à la notation provisoire existante et n'avons pas identifié une espèce d'arbre spécifique moderne. Les informations sur sa forme en colline ainsi que les dimensions et la structure spécifiques du bois ne sont pas fournies. Noms des morts et nom du roi de Ruth Nous avons conservé la description selon laquelle deux noms étaient écrits. Nous ne supposons pas que le roi est la même personne que le mort, et nous n'ajoutons aucune information sur les noms réels ou les caractères utilisés, ni sur les techniques d'écriture, car ils ne figurent pas dans le texte original. Une phrase décrivant comment le bateau était retiré de la rivière contient une addition présente dans l'édition publiée.
Il a déclaré : « Le roi de Ruth avait l'habitude de placer quatre cents hommes près de lui au palais. Il s'agissait de serviteurs puissants ou de personnes en qui le roi avait confiance. Lorsqu'il mourait, ils mouraient également avec lui. C'étaient eux qui protégeaient le roi et perdaient la vie pour cela. Chaque homme avait une esclave chargée de prendre soin de lui, de laver sa tête et de lui apporter nourriture et boisson. En plus de cela, il y avait une autre esclave destinée à partager son lit. »
Transcription Notes de traduction Quatre cents hommes Le nombre indiqué dans l'édition publiée. On distingue les esclaves féminines qui leur servaient et les quarante femmes esclaves qui accompagnaient le roi. Il reste des descriptions reliant la mort du roi à celle de ces personnes, mais les détails précis sur la manière dont elles sont mortes ne sont pas mentionnés.
Ces quatre cents personnes sont assises sous le lit du roi. Le lit est immense et orné de précieuses pierres. Quarante esclaves féminines servent dans la chambre à coucher et s'assoient sur le lit avec le roi. Parfois, en présence des serviteurs mentionnés précédemment, le roi peut avoir une relation sexuelle avec l'une d'entre elles.
표기 Traduction 王の寝台の下に座る Conformément à l'expression indiquant la position dans les éditions imprimées. "寝台" (shindai) est une traduction du mot qui désigne également une grande plateforme sur laquelle le roi s'assoit, et ne se limite pas à la forme d'un lit moderne. Il ne s'agit pas de reconstituer sa hauteur ou la structure de l'espace inférieur. 寝所に仕える女奴隷は四十人いる Traduit en incluant les relations avec le lieu de couchage complétées dans les éditions imprimées. Les actions devant les serviteurs sont omises, mais les descriptions physiques et les jugements concernant le consentement qui ne figurent pas dans le texte original n'ont pas été ajoutés.
Le roi ne descend pas de son lit. Lorsqu'il a besoin d'aller aux toilettes, il le fait dans un récipient. S'il veut monter à cheval, on amène le cheval près de son lit et il monte directement depuis là. S'il veut descendre de cheval, on rapproche le cheval du lit pour qu'il puisse descendre dessus. Le roi a des représentants qui dirigent l'armée, combattent les ennemis et exercent le pouvoir au nom du roi dans la gestion des affaires publiques.
표기 訳注 寝台の上に下りられるよう Le texte fait référence à une illustration où le roi descend de sa litière, en suivant le contexte du livre imprimé. Les expressions indiquant le point d'atterrissage ont des lectures alternatives et ne sont pas destinées à reconstituer la hauteur de la litière ou du cheval, ni les équipements utilisés pour monter et descendre. Certaines phrases décrivant la montée et la descente contiennent des ajouts provenant du livre imprimé. 代理人 Traduction du mot qui désigne une personne agissant au nom d'un autre. Ici, il représente le rôle décrit dans le texte : commander l'armée, combattre l'ennemi et gouverner les citoyens. Il n'est pas remplacé par des titres spécifiques de certains pays ou des titres religieux. Certaines phrases décrivant ce rôle contiennent des ajouts provenant du livre imprimé.